1956

 

2017

1956

L’histoire de la société Ollech & Wajs débute en 1956, lorsqu’un jeune résident de Zürich, Albert Wajs, décide de s’associer avec son ami Joseph Ollech afin d’ouvrir un magasin de montres de luxe. Ils distribuent tout d’abord les marques Breitling et Omega, avant de lancer leur propre marque : OWZ, Ollech & Wajs Zürich.

La production, modeste à ses débuts, est assemblée sur place au No 55 de la StockerStrasse, au rez-de-chaussée d’un bel immeuble bourgeois situé non loin de l’Hôtel Baur au Lac.

Albert Wajs, fer de lance de la société Ollech & Wajs, décide très rapidement de se spécialiser dans l’assemblage de montres solides et précises, utilisant pour cela des mouvements éprouvés (Dubois Dépraz, Landeron, Valjoux), des boites robustes en acier Inox (Maison Etienne), des aiguilles au Tritium (Universo à la Chaux-de-Fonds) et des cadrans fonctionnels et lisibles, sans fioritures (Frères Lender du Locle). Ollech & Wajs diffuse sa production sous différentes marques, dont OWZ, Helsa et Piz Palu, avant de se concentrer au début des années 60 sur la seule marque OW.

1960

La gamme OW comporte essentiellement des montres masculines, de type sportif ou militaire :

- Les chronographes, de type mécanique à deux compteurs (mouvements Valjoux) comportent souvent des échelles tachymétriques et sont destinés aux sportifs.

- Les montres de plongée, mécaniques ou automatiques (mouvements ETA) sont appréciées des plongeurs professionnels et clubs, en particulier la très réputée Caribbean 1000, qui est, comme son nom l’indique la première montre de plongée étanche à 1000 m, grâce à son boitier Inox monobloc breveté.

- Les montres militaires, très appréciées des soldats américains qui commandent les OW par bataillons entiers, dont les Early Bird et M60, en raison de leur précision alliée à une robustesse incomparable. Les pilotes de l’armée de l’air française appréciaient tout autant les montres OW !

- Enfin les montres de pilote, de type Selectron, dont la règle à calcul unique sur le marché est très utile aux pilotes civils ou militaires.

1965

Ollech & Wajs se forge une réputation de précision, de robustesse et de durabilité, comme en attestent des centaines de lettres reçues de militaires, plongeurs, pilotes ou professionnels du monde entier.

Ce résultat n’est nullement le fruit du hasard, car Albert Wajs exige des composants de qualité, commandant par exemple des dizaines de milliers de mouvements chez Valjoux (références 72, 92, 7730, 7733, 7750, 7765), et fournisseur de marques réputées telles que Breitling, Heuer, Rolex ou Universal Genève.

De même, les boitiers Inox comportent des fonds vissés, associés à des couronnes vissées, assurant ainsi aux OW une étanchéité hors pair.

Le montage et le réglage sont réalisés par des horlogers qualifiés, gage de précision dans le temps et de fiabilité.

1967

Dès le milieu des années 60, Ollech & Wajs livre jusqu’à 10 000 pièces par an, à travers un réseau de revendeurs horlogers, les magasins militaires Army and Air Force Exchange Service ou de la vente directe par voie postale (articles et publicités dans des publications militaires ou professionnelles).

Au début des années 70, de nouveaux modèles OW font leur apparition (Chronos 3 compteurs, nouvelle Caribbean etc…). La série anglaise The Professionals contribue à la renommée de la marque, les acteurs Martin Shaw et Lewis Collins arborant au poignet une OW Caribbean 1000. La production se stabilise à environ 2 000 montres par an.

A cette époque l’arrivée de la montre bon marché asiatique et une concurrence de plus en plus rude font que la production d’Ollech & Wajs décline lentement. Albert Wajs n’a jamais voulu fabriquer autre chose que des montres mécaniques (Ollech & Wajs est une des très rares marques suisses à n’avoir jamais adopté le quartz) et cherche de nouveaux marchés, persuadé que la montre mécanique suisse de qualité a encore un avenir. En relation depuis des années avec Willy Breitling, il se porte donc acquéreur de l’outillage et des stocks (ainsi que Patek Philippe et Helmut Sinn) de la maison Breitling.

1969

Albert Wajs continue à produire la Navitimer, sous une de ses marques, Aviation, pendant presque deux décennies, avant de relancer les marques A. Wajs puis OW en 1995, suite au décès de son partenaire, Joseph Ollech.

Fidèle à ses habitudes, Albert Wajs sélectionne les meilleurs composants et récrée une gamme de montres OW sportives. Tout d’abord des montres de plongée, avec la série M équipée d’un mouvement ETA 2824, qui se sont vite fait une réputation de montres solides. Puis il lance une gamme de chronos, dont une série limitée basée sur le Valjoux 7733 qui aura un grand succès, et qui sera complimentée par le superbe Mirage équipé d’un Valjoux 7750.

Des montres de style militaire viennent compléter la gamme, qui est produite jusqu’en 2017, avant qu’Albert Wajs ne se décide finalement à céder son activité. Celle-ci est reprise par un collectionneur passionné de la marque Ollech & Wajs, qui fait la connaissance d’Albert Wajs en 2005, à Zurich. Devenu rapidement distributeur OW pour le marché français, il noue une relation amicale avec M. Wajs et son épouse italienne, au fil des visites à son domicile de la Bederstrasse à Zurich.